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[Brésil] Mésaventure « favelienne »

Posted on août 15th, 2009 in Brésil | 5 Comments »

Bonjour à tous,

Hier, vendredi 14 août 2009, j’ai été invité à l’anniversaire du meilleur ami d’Egard, la personne chez qui je vis en ce moment. Le plan semble merveilleux : c’est un bar de Jazz situé en haut de la favela de Catete (prononcer Catetch). Ce bar a une histoire : Le gérant, Bob est un ancien grand reporter de la BBC qui a fait le tour du monde pour couvrir des événements et qui après avoir fait un grand reportage sur les favelas de Rio n’est jamais reparti et a créé ce bar qui fait aussi hôtel.

Vous pouvez aller faire un tour sur le site du bar, pour voir les photos de la vue magnifique sur tout le centre qu’il offre ici.

Ce qui est étrange, c’est que les brésiliens avec qui j’ai parlé (oui, je suis maintenant bilingue…) m’ont dit que jamais un brésilien n’aurait fait une chose pareille : s’installer dans une favela ne peut pas faire parti de leur culture.

Cette favela est en plus très connue à Rio pour plusieurs raisons. D’abord, elle est grande et est située dans le centre de la ville, au dessus du quartier populaire de Lapa. Une petite carte :

the-maze-catete

the-maze-catete

Ca me fait rire car toutes les favelas de Rio sont colorées en vert sur Google Maps, comme si c’était de jolies forêts. (Sur Google Maps, le nom d’une favela commence toujours par Morro si jamais vous voudriez les recenser).

Bref, donc cette favela est connu particulièrement car c’était la favela la plus dangereuse de Rio (comprendre : la plus corrompue par la drogue) et lorsque le BOPE a été créé (voir ici pour plus d’informations sur la BOPE) sécuriser la favela de Catete était leur priorité. Après plusieurs tentatives, le BOPE a réussi à prendre le contrôle de la favela et en signe de victoire a placé son QG dans l’immeuble où étaient les chefs des trafiquants.

C’est pourquoi maintenant, la favela est très sure et il n’y a plus de drogue. Pourtant, il y réside encore une grande pauvreté.

Voilà pour le contexte. Maintenant, attachons nous à l’histoire principale…

Je suis donc invité dans ce bar pour fêter un anniversaire et j’ai le droit d’inviter deux amis. Nous devons nous habiller correctement.

Je demande donc à deux amis de venir, une fille et un garçon. Nous partons confiants dans un taxi qui comme toujours ici te disent « oui, oui, je sais très bien où se trouve cette rue » alors que pas du tout et on en a fait les frais ce soir là. Nous arrivons à l’entrée de la favela, ce qui fait bizarre car ce ne sont que de petites ruelles qui montent très haut et très serrées avec le taxi qui nous dit pendant tout le trajet : « É muito cheio, vocês sabem ? » (traduire par : c’est très dangereux, qu’est-ce que des touristes bien habillés comme vous vont faire dans un endroit pareil ?). Arrivés en haut de la rue principale, cul de sac et pleins de gens qui nous regardent étrangement. Déjà, j’étais pas très confiant. Là, on apprend que c’est situé dans une petite ruelle piétonne et qu’il faut marcher 300 mètres jusqu’au bar. Gloups, je suis vraiment pas bien. Coup de chaud, mon coeur s’emballe.

On y va quand même. On paye le taxi et nous voilà dans une ruelle très sombre en plein milieu d’une favela, habillés chic, le soir…

On marche d’un pas pressé. On marche, on marche dans cette ruelle large pour une seule personne. Mon coeur bat à 120 à la minute. Et là… au bout de 10 minutes, on arrive à un cul de sac, avec deux personnes qui nous regardent bizarrement… J’ai vraiment eu peur. On fait demi tour en marchant encore plus vite. On ne comprends pas ce qu’il nous arrive. L’ambiance est pesante. Toutes les personnes que l’on croise nous regardent avec des tons interrogateurs. Qu’est-ce qu’on fait là dedans ? Où on va ? Je suis vraiment mal à l’aise.

Finalement, on réussi à trouver le bar qu’on avait croisé mais qu’on avait pas vu.

C’est une superbe maison, située en haut de la favela avec une vue extraordinaire sur tout Rio. On rencontre pleins de gens, dont Bob, le gérant qui est adorable et un concert de Jazz commence. Hop, 3 caipirinha pour oublier et c’est bon, je me sens mieux.

Vers 2h30 du matin, on décide d’y aller. Il faut refaire le chemin inverse. Ca me fait super chier, surtout à cette heure-ci. Mais bon…

On arrive à la rue principale où une boite de nuit pour les gens de la favela est improvisée dans la rue. On essaye de commander des taxis, mais toutes les bornes nous disent qu’aucun taxi ne veut monter en haut de la favela. Les gens qui étaient à notre soirée commence à descendre à pied. Je ne veux pas.

On reste là 20 minutes devant cette « boite de rue » à regarder les gens danser le baile funk, une danse très sexuelle où les filles imitent l’acte sexuel. Cette danse risque d’ailleurs d’être interdite par les autorités car elles pensent que c’est la raison principale de la chute vertigineuse de l’âge auquel les filles font l’amour pour la première fois qui est maintenant inférieure à 12 ans et 50 % des filles des favelas ont déjà eu plus de 10 partenaires à 13 ans. Bref, ça vaut le détour ici :

Finalement, on arrive à rejoindre Lapa et à chopper un taxi pour rentrer. Mais cette soirée a été très forte en émotion, je vous l’assure !!!

A très vite pour d’autres nouvelles.

[Bilan] #5 : Vacances Quissamã, Guarapari, Buzios

Posted on août 12th, 2009 in Bilan, Brésil | 1 Comment »

Bonjour à tous,

Cette semaine, je suis parti en vacances, c’est pourquoi le Bilan #5 s’est fait attendre ! Ce post va être assez long et illustré, d’où la pagination qui se trouve juste avant les commentaires sur l’articles.

Généralités du road trip

Trois jours avant cette semaine de vacances, on s’est dit que ce serait pas mal de partir faire un road trip vers le nord (où il fera ûrement plus beau). Donc, direction Avis et réservation d’un véhicule de catégorie O (type Kangoo, Doblo etc…) avec une bonne réduc de 25 % après avoir essayé toutes les combines possibles : opérateur téléphonique, carte bancaire, Flying Blue, contacts et même négociation comme au souk. On fait un petit sac avec seulement des tee-shirt et maillots de bain (il fera beau) et c’est parti.
Le jour du départ, surprise, on a été surclassé : On a une magnifique Zafira (euh… pourquoi quand je tape Zafira sur Google image, je tombe sur une photo de cul ? Le web est vraiment incontrôlable !). Bref, on a une magnifique Zafira, version 2.0 en plus (je sais pas ce que ça veut dire sur une voiture, mais sur le web, c’est toujours associé à un truc cool…). Autre avantage, elle tourne à l’éthanol qui permet de protéger notre belle planète qui coûte beaucoup moins cher. ¬´Spacieuse et d’aucun dirait familiale¬ª (7 places) on est chaud bouillant !
On a choisi un itinéraire facile, trois destinations :

  • Quissamã : petite ville de 12000 habitants située dans les terres où un ami possède de la famille (histoire de la famille assez hilarante page suivante). Cette ville fait commerce des champs de canne à sucre qu’elle cultive. Il reste donc les vestiges de l’exploitation des esclaves et des magnifiques Fazenda (maisons coloniales) où vivaient les exploitants blancs.
  • Guarapari : Située sur la rodosol (route du soleil) dans l’état Espirito Santo, les guides disent que c’est un lieu très réputé des touristes brésiliens et encore méconnu des autres touristes. Son sable est radioactif (pas de compteur Geiger pour vérifier…). Ca ne pouvait qu’être une bonne destination !
  • Buzios : Ex village de pêcheur ¬´lanc鬪 par Brigitte Bardot dans les années 1960, c’est devenu le Saint-Tropez de l’état de Rio de Janeiro (c’est même comme cela qu’ils se revendiquent). Avec 27 plages de sable blanc et l’eau turquoise, tous les habitants huppés de Rio y vont passer leurs vacances ou leurs week-end (2h30 de trajet).

Merveilleux ! L’itinéraire fait quand même 1100 km en 6 jours. Une petite carte s’impose :

trajet
1100 km, c’est la taille de la France, c’est comme se faire un petit Lille-Marseille, j’étais confiant. En 6 jours, ça devait se faire assez bien. Ce que je ne savais pas, c’est que ce qu’ils appellent ¬´autoroute¬ª sont les équivalents de nos routes nationales limités à 80 km/h. Le trafic de camion est très important et dans les montés, leur vitesse ne dépasse pas les 60 km/h. Les voyages de nuit (qui tombe à 18h) sont crevants car personne ne coupe ses feux de routes lorsqu’on les croise donc c’est 200 mètres complètement aveuglés à chaque fois qu’on croise quelqu’un (c’est à dire toutes les 30 secondes), il faut être d’autant plus vigilant la nuit car les gens marchent ou sont en vélo sur les bas côtés et il faut un rien pour en faucher un… C’est pourquoi au bout de 4h de trajet de nuit, j’avais la tête en feu ! J’étais le seul à posséder un permis international, c’est donc moi qui ai conduit presque tout le temps ! Ce qui a représenté 18h en 6 jours, dont 8h la nuit.
En plus, la Zafira 2.0 est une voiture de merde ! Aucune reprise (sympa pour doubler…) les freins étaient plus que dégueulasses, le frein à main ne fonctionnait pas (une pente à 10% et la voiture reculait !!), le volant tremblait à plus de 120 km/h, les phares étaient trop bas (en feu de croisement, l’éclairage allait à 20 mètres, en feu de route : 60 mètres (au lieu des 150 requis en France)) ce qui a compliqué encore les voyages de nuit.
Le dernier jour, j’ai même eu un gros coup de bad. On était sur un autoroute à 2 voies (très rare), j’étais à 90 km/h, en train de doubler 3 camions et je discerne des choses sur la route à 100m. Je ralenti et là, tout est allé très vite. Je me suis rendu compte que la voie sur laquelle j’étais était bloquée par 3 plots (il n’y avait même pas de bande réflexive sur ceux-ci) j’ai pilé comme jamais (et réveillé tout le monde dans la voiture…) pour m’arrêter à 10 cm du plot qui barrait ma voie. La, je reprends mes esprits et me rends compte qu’en fait, c’était juste les flics qui étaient sur le terre-plein central et qui avaient mis ces plots comme ça pour voir si c’était marrant. Je les ai haï !

Bref, c’est pour dire qu’il faut être vigilant sur la route (et encore, je vous ai passé les animaux qui traversent la route (allant du chat au cheval (????)) les nids de poule gigantesques ou encore les radars automatiques sans panneau préventif juste dans les tournants indiquant qu’il faut passer à 40 km/h au lieu de 80 !)
Ca c’est pour les côtés moins sympathiques du voyages. Passons aux choses et marrantes qu’on a fait, et il y en a. Direction Quissamã !

Etape 1 : Quissamã

Quissamã est une ville de 12000 habitants qui vit de l’exploitation des champs de canne à sucre. Jérémie, un ami français a de la famille là-bas et nous avons été reçu dans une magnifique Fazenda (grande maison similaire aux aciendas espagnoles ou aux mas du sud de la France) appartenant à sa grande tante répondant au nom de ¬´Tét鬪 pour Teresa. Nous avons passé 2 jours dans cette ville et avons visité son musée, fait un tour en bateau sur le canal reliant toutes les Fazendas de la ville et rencontré les exploitants de cette ville. C’était très enrichissant !
L’histoire de cette ville a commencé en 1830 lorsqu’un Baron portugais s’y est installé pour profiter du commerce de la canne à sucre dont l’intérêt n’a pas tari depuis plus de 300 ans dans le monde. Ce cher monsieur, dont la maison est l’actuel musée, porte le surnom de ¬´Paí de todos¬ª, (père de tous) pour la simple et bonne raison que si vous habitez dans cette ville et que vous êtes blanc ou métissé, vous êtes son descendant !! En effet, il a eu dix enfants légitimes et a couché avec presque toutes les esclaves qu’il possédait ! Notre ami Jérémie est donc son descendant direct ! Une autre famille française est venue s’installer un peu plus tard dans cette ville et la culture française est très présente. D’ailleurs, jusqu’à la génération correspondant aux grands parents de Jérémie, tout le monde parlait français couramment, sans jamais avoir mis les pieds en France.

Voici une photographie de l’actuel musée que nous avons visité le matin :

Quissama

Le nom de la ville Quissamã a une histoire. Lorsque les esclaves sont arrivés pour faire la récolte de la canne à sucre, ils étaient effrayés et n’arrêtaient pas de répéter le nom Quissaman, Quissaman. En fait, Quissaman est une ville angolaise d’où ils venaient et qui devait avoir un paysage similaire. Les exploitants ont donc décidé de baptiser cette ville du nom de Quissamã (qui se prononce quissaman avec un son nasal). Le moyen de transport le plus pratique pour se déplacer était le bateau car la présence de plusieurs lagons compliquait les trajets sur terre. C’est pourquoi et c’est la fierté locale ils ont créé un énorme canal navigable reliant toutes les Fazendas de la ville. Ce canal fait 119 km de long et toute la ville dit que c’est le 2ème canal le plus long du monde après le Canal de Suez. Bon, c’est difficile à croire car même les brésiliens qui ne sont pas de cette région n’en n’ont jamais entendu parler, mais c’est intéressant à visiter !

Nous avons donc fait un tour en bateau sur ce canal, bordé d’élevages bovins :

quissama-canal

Nous avons fait un stop dans une des plus grandes Fazendas de la ville qui possède un musée et dont les dépendances où vivaient les esclaves sont toujours habitées par leurs descendants.
quissama-fazenda

J’ai pu en demander plus l’histoire de ces esclaves. Etaient-ils vraiment mal traités ? Mourraient-ils du travail qu’on leur demandait ? Subissaient-ils des tortures ? Bref, toutes les questions de base de touriste de bas étage, je l’avoue, mais ça m’intriguait vraiment. Malheureusement, je suis resté sur ma faim car dans la ville ça reste quand même un tabou. Ce que je sais, c’est qu’à Quissamã, ils étaient assez bien traités car lors de l’abolition de l’esclavage, la plupart ont continué à fournir le même travail et peu ont fui (comme cela c’est vu dans d’autres villes). On peut donc dire qu’ils étaient mieux traité qu’ailleurs, mais bien traité… J’ai encore des doutes.
Après ces questions un peu lourdes, le guide à tenu à nous présenter une femme descendant d’esclave vivant ici pour justifier qu’ils vivent une vie normale. La, malheureusement, ça a raté !

On est rentré dans une des dépendances : deux pièces pour une famille (une salle à manger, une chambre). Espace total : 25 m2. Une arrière cours dans laquelle on rentre et où le guide nous dit : ¬´vous voyez, ils vivent comme vous et moi, il y a une télévision et un ordinateur pour les X familles qui vivent encore ici etc… C’est la même vie¬ª. Au sol, les restes d’un poulet égorgé, un poisson mort, les toilettes derrière une bâche.
En relisant ce paragraphe… Je trouve que ça ne passe pas du tout. Je trouve qu’il est très arrogant. Je n’arrive pas transmettre le côté surréaliste de la situation qui en fait un épisode drôle et pas seulement digne d’un touriste qui ne comprends rien au monde dès qu’il quitte les villes développées dans lesquelles il vit.
Pourtant, je peux vous assurer qu’il reste des inégalités très importantes entre les descendants d’esclaves et les descendants de blanc.

Bref, nous sommes rentrés après ce petit voyage sur le canal de Quissamã et nous avons pris la voiture le lendemain direction Guarapari !

Etape 2 : Guarapari

Guarapari, ville balnéaire située dans l’état Espirito Santo en jette sur le papier : 17 plages, réputée des touristes brésiliens, sable radioactif bon pour la santé, hôtels pas trop chers etc… Bref, le parfait endroit pour se jeter dans la culture brésilienne. Malheureusement, ce n’est que sur le papier…
Une découverte quand même : la classe moyenne existe au Brésil et elle a exactement la même gueule qu’en France. Traduire par : c’est une ville de beauf. Gros, moches et mal élevés. En plus, c’est la fin de saison (les vacances d’hiver se sont finies la semaine dernière) donc c’est plus une ville fantôme qu’autre chose. On a donc pas trop aimé cette ville où les caipirinha ont sauvé notre malheur. Enfin, ça va, on se plaint pas trop quand même, c’était assez posé :
guarapari-praia

Héhé :
guarapari-caipirinha
Donc, c’était quand même assez cool ! Mais c’est vrai qu’on était pas mécontent de partir pour d’autres rives : direction BUZIOS !

Etape 3 : Buzios

Buzios est aussi une ville balnéaire mais sa vie continue toute l’année. Les prix sont assez élevés (et exorbitants l’été de décembre à février). Là-bas, je me suis vraiment éclaté. Nous sommes arrivés vers 15h, après 8h de voiture et de conduite pour moi, donc, un peu éclaté. Mais hop, un saut dans l’eau à 22¬?C, et ça allait beaucoup mieux ! Le soir, après un très beau restaurant dans le centre de la ville on voulait aller faire la fête dans une des chaînes de club les plus prestigieuses du monde : Pacha. (Je trouve qu’être allé au Pacha de Buzios ça claque pas mal dans une conversation…) Malheureusement, ce soir là, c’était une soirée privée, donc on est allé dans une autre boite de nuit avec un forfait de 5 Caipirinha pour la soirée. (pour comprendre le fonctionnement des forfaits en boite de nuit, se reporter à cet article. On est resté jusqu’à 5h du matin, c’était vraiment énorme.
Le lendemain, réveil à 11h pour profiter des magnifiques plages de sable blanc qu’offre Buzios :

buzios-praia
Déjeuner sur la plage :

Buzios-almoco

Et couché de soleil sur une autre plage :
buzios-almoco

buzios-couche-soleil

Le lendemain matin, nous nous sommes levé tôt pour profiter une dernière fois de la plage avant de repartir en voiture pour Rio en fin de journée.

Ceci signe la fin de mon 5ème billet bilan de mon semestre à Rio.

Les cours devaient commencer aujourd’hui (mardi 11 aout 2009) mais ont été retardé pour une raison inconnue. Il me reste plusieurs choses à faire dans Rio et notamment : trouver un appart !!
A très bientôt pour un nouveau billet bilan !

[Bilan] #4 : Une fusillade et les arches de Lapa

Posted on août 3rd, 2009 in Bilan, Brésil | 3 Comments »

Bonjour à tous,

Cette semaine a été forte en émotion.

D’abord, rien à voir avec le Brésil. Alexis m’a fait utilisé Spotify, une application multiplateforme qui permet de streamer de la musique avec un répertoire plus important que Deezer avec une meilleure qualité. Je vais faire un billet à ce sujet car cette application est vraiment trop bien et je sais pas pourquoi elle ne m’avait pas tentée avant !

Ensuite, cette semaine était ma dernière semaine de portugais intensif. Je n’ai pas vu le temps passer !! J’ai donc fait 2 semaines et demi de portugais, niveau 1. Et je peux dire que les cours dispensés à la PUC sont de bonne qualité ! Les professeurs sont sympa, ils aident vraiment à progresser rapidement. En plus, la formule des 4h de cours le matin pour laisser l’après-midi de libre est agréable et me permet de faire des choses à côté ! J’ai bien profité et maintenant, les choses sérieuses vont commencer avec les cours, dès le 11 août.

La semaine prochaine, j’ai mes examens finaux de portugais et mardi… Je pars en voiture dans l’état Espirito Santo au nord pour bronzer un peu pendant 6 jours ! Je ferai un billet dessus dès mon retour !

Ensuite… passons aux choses sérieuses, mon week-end, occasion de découvrir à fond cette ville merveilleuse qu’est Rio.

Carte de Rio

Le week-end, tout le monde fait la fête dans le quartier populaire de Lapa, situé dans le centre de Rio. D’ailleurs, je pense qu’une carte s’impose pour que vous puissiez situer un peu le fonctionnement de Rio :

carte-de-rio

carte-de-rio

Le A (en bas à gauche) c’est mon université la PUC. J’habite à 2km à l’ouest de l’université. Ensuite, à l’est, se trouve les quartiers (et plages) de Leblon et Ipanema. Ce sont les quartiers riches de la ville. Un peu plus à l’ouest (en diagonale) se trouve la plage de Copacabana, longue de 6km. Tous les espaces verts ainsi que tous les espaces où il n’y a pas de rue sont des montagnes assez hautes (600m environ). L’espace vert à l’est de Copacabana c’est le Pão de Açúcar (le pain de sucre) et en face à l’ouest, là où est écrit Humaitá, se trouve le Christ. Au nord de Copacabana, se trouve le quartier de Botafogo, qui s’étend assez « haut » au nord.

Ensuite, toute la zone au nord est le centre de la ville où sont rassemblés les quartiers connus de Lapa, Santa Teresa et le Centro (centre d’affaire). Lapa est près de la mer, au dessus de Flamengo, là où est inscrit Glória (sur l’autoroute qui longe la mer). Santa Teresa est situé assez haut dans les montagnes, à l’ouest de Lapa et la vue sur toute la ville est magnifique depuis ces montagnes.

Voilà, j’espère que c’est pas trop confu… Vous pourrez voir aussi qu’il y a un certain nombre de favelas !

Les arches de Lapa

Tous les week-end, les magnifiques arches de Lapa (sur lesquelles passe le metro de la ville) sont le coeur d’une immense fête rassemblant tous les jeunes de la ville. Il y a plusieurs boites de nuits aux alentours et des vendeurs dans la rue proposent bières et Caïpirinha jusqu’au lever du soleil. C’est là où je passe toutes mes soirées le week end et c’est aussi là que se trouve le Rio Cenarium dont j’avais déjà parlé .

Voici une vue de jour sur les arches de Lapa :

arcos-da-lapa

arcos-da-lapa

Une fusillade

Avant de sortir à Lapa, j’ai dîné dans le quartier populaire de Santa Teresa situé sur les collines et il s’est passé un truc de fou. Le taxi était un incapable et s’est perdu dans les montagnes, résultat, on est passé à l’entrée d’une favela où on a vu courrir des gens qui s’approchaient de nous. On a été un peu étonné. Puis, quelques secondes plus tard, on a entendu des feux d’artifices (signal d’une intrusion de police dans la favela) et les gens ont commencé à courrir plus vite. Le taxi n’avait pas l’air rassuré et a commencé à accélerer pour descendre la montagne. C’est alors que plusieurs coup de feu sont partis et on s’est retrouvé devant un barrage de dix voitures de police armés jusqu’aux dents interdisant aux véhicules de monter vers la favela. Des dixaines de coups de feu sont partis, les gens courraient en criant et en se baissant la tête pour s’éloigner du conflit. Moi, j’étais dans le taxi, tête baissée… Je flippais pas mal !

On a passé le barrage de flic et on a vu deux hélicoptères avec des policiers sortis du cockpit armés avec des fusils d’assauts se dirigeant vers la favela. Finalement, on a descendu la route, en voyant quelques voitures de police, les fusils d’assaut sortis par la fenêtre, monter en direction de la favela, avec leur sirène à fond.

Puis, j’ai dîner.

Franchement, c’était assez impressionnant et j’ai pas fait le malin !

Voilà !

A la semaine prochaine pour d’autres nouvelles !

[Brésil] Concert de Samba

Posted on juillet 30th, 2009 in Brésil | No Comments »

Bonjour à tous,

Je suis allé voir un concert de Samba le mardi 28 juillet et je voulais en parler !

La Samba… c’est comme la variété en France, ça rassemble un peu tout ce que les gens produisent comme musique à partir du moment où ils parlent portugais et qu’il y a les instruments de base de la Samba (une espèce de guitare, quelques percussions, un instrument à vent type flute). Avec seulement cette base, la musique est bien différente d’un groupe à un autre et la Samba a évolué depuis son commencement au début du XXeme siècle.

Samba-social-clube

Samba-social-clube

Le concert dans lequel j’étais s’appelle le Samba Social Clube et rassemblait quelques uns des chanteurs les plus connus de Samba : Beth Carvalho (la mère de la Samba), Caetano Veloso (l’équivalent de notre Sardou) ou encore le Justin Timberlake d’ici : Diogo Nogueira. Ca s’est passé dans une grande salle de concert : le Vivo Rio et la salle était pleine (alors qu’on pouvait acheter des billets le jour même encore).

Pour ceux que ça intéresse, le CD du concert est disponible à cette adresse : ici. (bon, quand même… Si vous aimez achetez-le (il fallait bien le dire))

Je souhaitais faire une note aussi sur le fait que j’ai été très étonné du prix de ce concert. Alors qu’il rassemble quelques grandes personnalités, le billet coûtait 50 R$ (20 €) en tarif normal et 25 R$ en tarif étudiant. C’est le prix d’un plat au restaurant et donc c’est pas cher du tout ! Je me demande alors pourquoi dans le pays de la musique, il y avait encore pas mal de places libres le jour même et pourquoi ce n’était pas pris d’assaut.

Bonne soirée.

Samba-ment votre.

[Bilan] #3 : I’m feeling great !

Posted on juillet 26th, 2009 in Bilan, Brésil | 1 Comment »

Bonjour à tous,

Je signe ici mon 3eme billet bilan de mon semestre d’étude à l’étranger. Ce ne seront ici que quelques constatations générales sur la vie au Brésil et sur les activités que je fais ici à Rio de Janeiro.

D’abord, première chose, je suis un des seuls à aller en cours tous les matins (à 8h30…) c’est pourquoi je ne rentre pas après 3 heures du matin et je ne peux profiter à fond des sorties en boite de nuit comme le font ceux avec qui je sors.

Boites de nuit, généralités

Ici tu trouves des boites (prononcer boitche) pour tous les styles. La semaine dernière, j’étais dans une boite de Samba, vendredi dans une boite de Rock et hier dans une boite électro dans Ipanema, le quartier situé à côté de la plage du même nom. Le fonctionnement des boites est différent de la France. Ici, tu payes un forfait pour ton entrée, on te donne une carte (de crédit) et tu achètes tes boissons dans la boite avec ce crédit. Par exemple, hier, j’ai payé 80 R$ (environ 24 €) l’entrée de la boite de nuit et qui m’a donné droit à environ 7 verres d’alcool fort ou 10 bières, donc il est très rare d’utiliser son forfait…

L’avantage principal est qu’à la différence de la France où le prix des boissons en boite de nuit est aberrants, ici, tu n’es pas obligé de boire beaucoup avant la boite de nuit puisque tu bois pendant.

Une note quand même sur le cocktail phare d’ici, la Caïpirinha : Faite à base de Cachaça, elle combine quelques quartiers de citrons verts et du sucre tout cela dans un verre glacé. Résultat, le seul liquide, c’est de l’alcool (aussi fort de que le Rhum) et avec le sucre ça se boit comme du petit lait, sauf que ça attaque GRAVE ! Résultat, hier (comme à chaque fois que j’en prend), je me suis fait surprendre et j’ai eu un moment où j’étais pas très bien ! J’ai même commandé de l’eau (première fois que ça m’arrive en boite de nuit…) pour faire passer le tout. Bref, la Caïpirihna, oui, mais avec modération.

La musique

Comme je le disais plus haut, on trouve des styles bien différents musique dans les boites de nuits avec une constante quand même : la musique est trop forte, vraiment trop forte et ça donne mal à la tête. En plus, bien que leurs équipements sonores soient de bonne qualité, ceux-ci saturent dans les aigües lorsque le DJ pousse un peu le son, ce qui rends assez désagréable la musique (bon, ok, je fais un peu mon difficile, personne ne fait attention à ça en boite de nuit, je sais bien…)

Não Fumar

C’est assez marrant de voir que dans tous les lieux il y a des panneaux interdisant de fumer et que… personne n’en a rien à foutre ! Il y a des cendriers sur toutes les tables et grâce aux systèmes d’air conditionnés puissant, ça ne sent pas mauvais donc tout se passe pour le mieux de ce côté.

Voilà pour le moment. Je suis vraiment bien ici et tout se passe pour le mieux.

A bientôt.