Revue du web

Bonjour à tous,

Alors déjà, vous l’aurez remarqué, le site à changé de design pour montrer que je repars de zéro après mon interruption d’un mois et demi et la « confession » de mon dernier post.

Pendant un mois et demi, j’ai peut-être peu écrit, mais je suis pas passé à côté des choses importantes sur le web.

Prix de l’idiotie

Pour commencer, je souhaiterai présenter la personne à qui je décerne le prix de la plus grosse idiote du monde :

Pregnant Women
Pregnant Women

Pour les non-anglophones, voici la traduction de la légende :

« Mellisa Williamson, 35 ans, habitant Avenue Bullitt, s’inquiète de l’effet que peut avoir le bruit des marteaux piqueurs sur son enfant qui va naitre. »

Trouvé par abstraitconcret sur Twitter, en provenance du site I Love my Cubicle.

Discrimination en France

Je ne suis, en général, pas très sensible à ce qu’on dit sur la discrimination des arabes en France. Attention, je ne veux pas créer de polémique, je sais qu’elle existe, je ne m’y intéresse pas. C’est tout. Pourtant, ce reportage d’un journaliste du monde qui le vit à son quotidien dans son métier, m’a touché.

Source

Mustapha Kesssous raconte qu’il en est arrivé à refuser de dire son prénom au téléphone, de peur d’être instantanément catégorisé et dans un métier ou il faut faire parler les gens, c’est un peu délicat. Bref, on passe à autre chose de plus marrant !!

D’où viennent les gens de TV-réalité

Je ne suis pas très fan de TV-réalité à regarder chaque jour/semaine, mais j’avoue m’envoyer tous les best-of après que l’émission est finie. Je suis tombé sur cette étude qui doit être l’étude la plus use-less de tous les temps. A lire absolument donc ! Sujet : « Les gagnants de TV-réalité viennent plutôt du nord ou plutôt du sud ? »

Je vous met juste le début de l’article pour que vous compreniez comment le mec est arrivé à se poser une question pareille :

Soirée arrosée, un niçois, un parisien.
– Nous les sudistes remportons tout dans les jeux de télé réalité. Il y a une réelle supériorité physique et relationnelle, on a ça dans le sang.
– N’importe quoi. Vous n’avez absolument rien remporté. La plupart des gagnants sont d’ïle-de-France.
– Tu rigoles ou quoi ? Loana, Jenifer, Julien Doré ? C’est de la gnognotte ?
– Bon, de toutes façons, tu seras jamais en mesure de faire de statistiques EXACTES sur les régions d’origine des gagnants de TV réalité, hein. Donc laisse tomber, ça mène à rien.
Р…

Les résultats sont éloquents, allez voir.

Géopolitique de la Real-TV (Via jaguie)

Désir d’avenir

Personne n’est passé à côté de cette histoire incroyableSégolène Royal aurait déboursé 42 000 € pour refaire son site internet désir d’avenir et s’est retrouvée à le site le plus moche que personne n’ait jamais fait.

Si vous ne l’avez pas vu, un détour et avant de regarder ces deux vidéos.

La première, c’est le fou rire de la BBC en direct lorsqu’ils ont appris la nouvelle :

La deuxième, c’est un détournement du film la chute. (C’est d’ailleurs intéressant de voir Hitler être associé à un truc drôle, pour une fois)

Un film en 5 secondes

J’ai découvert via arthurbouquet le site ThatGuyWithGlasses qui a comme passion, entre autre de raccourcir un film en 5 secondes. Il y en a des bons et des moins bons, je vous propose ici seulement mon préféré, Million Dollar Baby en 5 secondes (ça fait 10 fois que je le regarde, je ne m’en lasse pas.)

Microsoft Courier

Dernière découverte qui a retenu mon attention, Microsoft à dévoilé la semaine dernière une vidéo (on en est même pas encore au prototype…) du retour du Palm en version 2011. C’est en fait un livre composé de deux écrans 7 pouces, repliables.

Ces deux écrans sont multitouch, ils permettent de communiquer facilement, il y aurait un puissant logiciel de reconnaissance de l’écriture. Personnellement, je vois bien ça comme le futur cartable des écoliers en 2020. La vidéo :

Voilà, je crois avoir fait le tour de ce qui m’a plu dans le web ce mois de septembre.

A très vite.

[Edito] Confession et reprise de l’activité

Bonjour à tous,

Voici maintenant plus d’un mois et demi que je n’écris plus sur ce blog ce qui est très long. Plusieurs raisons m’en ont empêchées et je les détaillerai dans ce billet, mais je crois surtout que je n’avais plus de substance. Tenir un blog, ça demande du temps et des informations à transmettre et je manquais des deux.

Pourtant, j’aime à croire que toutes les « explications/excuses » dont je vais parler sont en fait relativement caduques et si je me relance aujourd’hui dans ce blog c’est parce que j’ai besoin d’écrire. J’aime ça et j’aime la recherche annexe que cela demande.

Alors, tout de même, pourquoi avoir arrêté ?

D’abord, parce que le catalyseur de ce blog, c’est mon semestre d’étude à Rio de Janeiro et toutes les particularités de ce pays, or j’ai l’impression de m’être approprié cette culture et d’y être à l’aise. Je ne trouve plus anormal étonnant d’aller dans des magasins à 22 heures, dans des restaurants à 4 heures du matin, de boire des jus de fruits sur la plage pour se détendre en allant juste à un pâté de maison (bien que j’en jouisse toujours autant !) ou de n’avoir aucune notion de la ponctualité.

Alors, il est vrai que j’aurais eu des choses à raconter et partager sur le Brésil, car j’ai visité une bonne partie des lieux touristiques et moins touristiques de l’état de Rio de Janeiro. Pourtant, je ne trouvais pas la substance à écrire et ceci s’explique par la deuxième raison : le manque de temps pour y réfléchir.

La deuxième raison de cet abandon de l’écriture : le manque de temps qui s’explique par plusieurs faits. Juste après mon dernier billet en date : Mésaventure dans une favela, j’ai du finir un projet qui me tenait vraiment à coeur et qui m’avait occupé pendant les 4 mois précédents. J’y ai mis tout mon temps de cette deuxième moitié d’août pour le finir avant l’arrivé de ma petite amie à Rio, le 1er septembre.

Elle est restée un mois avec moi et entre les cours, elle et les voyages que nous avons fait tous les deux, le blog a été relayée en 3eme position (ne me demandez pas ce qu’il y a à la 2eme position, je n’en sais rien). Nous avons énormément profité et je ne ressentais pas ce besoin d’écrire.

Maintenant, je suis seul et je ressens un besoin intense de partager.

Je vais donc finir ce post par un :

Bonjour à tous et bienvenu sur mon blog qui revient comme sur des roulettes !

[Brésil] Mésaventure « favelienne »

Bonjour à tous,

Hier, vendredi 14 août 2009, j’ai été invité à l’anniversaire du meilleur ami d’Egard, la personne chez qui je vis en ce moment. Le plan semble merveilleux : c’est un bar de Jazz situé en haut de la favela de Catete (prononcer Catetch). Ce bar a une histoire : Le gérant, Bob est un ancien grand reporter de la BBC qui a fait le tour du monde pour couvrir des événements et qui après avoir fait un grand reportage sur les favelas de Rio n’est jamais reparti et a créé ce bar qui fait aussi hôtel.

Vous pouvez aller faire un tour sur le site du bar, pour voir les photos de la vue magnifique sur tout le centre qu’il offre ici.

Ce qui est étrange, c’est que les brésiliens avec qui j’ai parlé (oui, je suis maintenant bilingue…) m’ont dit que jamais un brésilien n’aurait fait une chose pareille : s’installer dans une favela ne peut pas faire parti de leur culture.

Cette favela est en plus très connue à Rio pour plusieurs raisons. D’abord, elle est grande et est située dans le centre de la ville, au dessus du quartier populaire de Lapa. Une petite carte :

the-maze-catete
the-maze-catete

Ca me fait rire car toutes les favelas de Rio sont colorées en vert sur Google Maps, comme si c’était de jolies forêts. (Sur Google Maps, le nom d’une favela commence toujours par Morro si jamais vous voudriez les recenser).

Bref, donc cette favela est connu particulièrement car c’était la favela la plus dangereuse de Rio (comprendre : la plus corrompue par la drogue) et lorsque le BOPE a été créé (voir ici pour plus d’informations sur la BOPE) sécuriser la favela de Catete était leur priorité. Après plusieurs tentatives, le BOPE a réussi à prendre le contrôle de la favela et en signe de victoire a placé son QG dans l’immeuble où étaient les chefs des trafiquants.

C’est pourquoi maintenant, la favela est très sure et il n’y a plus de drogue. Pourtant, il y réside encore une grande pauvreté.

Voilà pour le contexte. Maintenant, attachons nous à l’histoire principale…

Je suis donc invité dans ce bar pour fêter un anniversaire et j’ai le droit d’inviter deux amis. Nous devons nous habiller correctement.

Je demande donc à deux amis de venir, une fille et un garçon. Nous partons confiants dans un taxi qui comme toujours ici te disent « oui, oui, je sais très bien où se trouve cette rue » alors que pas du tout et on en a fait les frais ce soir là. Nous arrivons à l’entrée de la favela, ce qui fait bizarre car ce ne sont que de petites ruelles qui montent très haut et très serrées avec le taxi qui nous dit pendant tout le trajet : « É muito cheio, vocês sabem ? » (traduire par : c’est très dangereux, qu’est-ce que des touristes bien habillés comme vous vont faire dans un endroit pareil ?). Arrivés en haut de la rue principale, cul de sac et pleins de gens qui nous regardent étrangement. Déjà, j’étais pas très confiant. Là, on apprend que c’est situé dans une petite ruelle piétonne et qu’il faut marcher 300 mètres jusqu’au bar. Gloups, je suis vraiment pas bien. Coup de chaud, mon coeur s’emballe.

On y va quand même. On paye le taxi et nous voilà dans une ruelle très sombre en plein milieu d’une favela, habillés chic, le soir…

On marche d’un pas pressé. On marche, on marche dans cette ruelle large pour une seule personne. Mon coeur bat à 120 à la minute. Et là… au bout de 10 minutes, on arrive à un cul de sac, avec deux personnes qui nous regardent bizarrement… J’ai vraiment eu peur. On fait demi tour en marchant encore plus vite. On ne comprends pas ce qu’il nous arrive. L’ambiance est pesante. Toutes les personnes que l’on croise nous regardent avec des tons interrogateurs. Qu’est-ce qu’on fait là dedans ? Où on va ? Je suis vraiment mal à l’aise.

Finalement, on réussi à trouver le bar qu’on avait croisé mais qu’on avait pas vu.

C’est une superbe maison, située en haut de la favela avec une vue extraordinaire sur tout Rio. On rencontre pleins de gens, dont Bob, le gérant qui est adorable et un concert de Jazz commence. Hop, 3 caipirinha pour oublier et c’est bon, je me sens mieux.

Vers 2h30 du matin, on décide d’y aller. Il faut refaire le chemin inverse. Ca me fait super chier, surtout à cette heure-ci. Mais bon…

On arrive à la rue principale où une boite de nuit pour les gens de la favela est improvisée dans la rue. On essaye de commander des taxis, mais toutes les bornes nous disent qu’aucun taxi ne veut monter en haut de la favela. Les gens qui étaient à notre soirée commence à descendre à pied. Je ne veux pas.

On reste là 20 minutes devant cette « boite de rue » à regarder les gens danser le baile funk, une danse très sexuelle où les filles imitent l’acte sexuel. Cette danse risque d’ailleurs d’être interdite par les autorités car elles pensent que c’est la raison principale de la chute vertigineuse de l’âge auquel les filles font l’amour pour la première fois qui est maintenant inférieure à 12 ans et 50 % des filles des favelas ont déjà eu plus de 10 partenaires à 13 ans. Bref, ça vaut le détour ici :

Finalement, on arrive à rejoindre Lapa et à chopper un taxi pour rentrer. Mais cette soirée a été très forte en émotion, je vous l’assure !!!

A très vite pour d’autres nouvelles.

[Bilan] #5 : Vacances Quissamã, Guarapari, Buzios

Bonjour à tous,

Cette semaine, je suis parti en vacances, c’est pourquoi le Bilan #5 s’est fait attendre ! Ce post va être assez long et illustré, d’où la pagination qui se trouve juste avant les commentaires sur l’articles.

Généralités du road trip

Trois jours avant cette semaine de vacances, on s’est dit que ce serait pas mal de partir faire un road trip vers le nord (où il fera ûrement plus beau). Donc, direction Avis et réservation d’un véhicule de catégorie O (type Kangoo, Doblo etc…) avec une bonne réduc de 25 % après avoir essayé toutes les combines possibles : opérateur téléphonique, carte bancaire, Flying Blue, contacts et même négociation comme au souk. On fait un petit sac avec seulement des tee-shirt et maillots de bain (il fera beau) et c’est parti.
Le jour du départ, surprise, on a été surclassé : On a une magnifique Zafira (euh… pourquoi quand je tape Zafira sur Google image, je tombe sur une photo de cul ? Le web est vraiment incontrôlable !). Bref, on a une magnifique Zafira, version 2.0 en plus (je sais pas ce que ça veut dire sur une voiture, mais sur le web, c’est toujours associé à un truc cool…). Autre avantage, elle tourne à l’éthanol qui permet de protéger notre belle planète qui coûte beaucoup moins cher. ¬´Spacieuse et d’aucun dirait familiale¬ª (7 places) on est chaud bouillant !
On a choisi un itinéraire facile, trois destinations :

  • Quissamã : petite ville de 12000 habitants située dans les terres où un ami possède de la famille (histoire de la famille assez hilarante page suivante). Cette ville fait commerce des champs de canne à sucre qu’elle cultive. Il reste donc les vestiges de l’exploitation des esclaves et des magnifiques Fazenda (maisons coloniales) où vivaient les exploitants blancs.
  • Guarapari : Située sur la rodosol (route du soleil) dans l’état Espirito Santo, les guides disent que c’est un lieu très réputé des touristes brésiliens et encore méconnu des autres touristes. Son sable est radioactif (pas de compteur Geiger pour vérifier…). Ca ne pouvait qu’être une bonne destination !
  • Buzios : Ex village de pêcheur ¬´lanc鬪 par Brigitte Bardot dans les années 1960, c’est devenu le Saint-Tropez de l’état de Rio de Janeiro (c’est même comme cela qu’ils se revendiquent). Avec 27 plages de sable blanc et l’eau turquoise, tous les habitants huppés de Rio y vont passer leurs vacances ou leurs week-end (2h30 de trajet).

Merveilleux ! L’itinéraire fait quand même 1100 km en 6 jours. Une petite carte s’impose :

trajet
1100 km, c’est la taille de la France, c’est comme se faire un petit Lille-Marseille, j’étais confiant. En 6 jours, ça devait se faire assez bien. Ce que je ne savais pas, c’est que ce qu’ils appellent ¬´autoroute¬ª sont les équivalents de nos routes nationales limités à 80 km/h. Le trafic de camion est très important et dans les montés, leur vitesse ne dépasse pas les 60 km/h. Les voyages de nuit (qui tombe à 18h) sont crevants car personne ne coupe ses feux de routes lorsqu’on les croise donc c’est 200 mètres complètement aveuglés à chaque fois qu’on croise quelqu’un (c’est à dire toutes les 30 secondes), il faut être d’autant plus vigilant la nuit car les gens marchent ou sont en vélo sur les bas côtés et il faut un rien pour en faucher un… C’est pourquoi au bout de 4h de trajet de nuit, j’avais la tête en feu ! J’étais le seul à posséder un permis international, c’est donc moi qui ai conduit presque tout le temps ! Ce qui a représenté 18h en 6 jours, dont 8h la nuit.
En plus, la Zafira 2.0 est une voiture de merde ! Aucune reprise (sympa pour doubler…) les freins étaient plus que dégueulasses, le frein à main ne fonctionnait pas (une pente à 10% et la voiture reculait !!), le volant tremblait à plus de 120 km/h, les phares étaient trop bas (en feu de croisement, l’éclairage allait à 20 mètres, en feu de route : 60 mètres (au lieu des 150 requis en France)) ce qui a compliqué encore les voyages de nuit.
Le dernier jour, j’ai même eu un gros coup de bad. On était sur un autoroute à 2 voies (très rare), j’étais à 90 km/h, en train de doubler 3 camions et je discerne des choses sur la route à 100m. Je ralenti et là, tout est allé très vite. Je me suis rendu compte que la voie sur laquelle j’étais était bloquée par 3 plots (il n’y avait même pas de bande réflexive sur ceux-ci) j’ai pilé comme jamais (et réveillé tout le monde dans la voiture…) pour m’arrêter à 10 cm du plot qui barrait ma voie. La, je reprends mes esprits et me rends compte qu’en fait, c’était juste les flics qui étaient sur le terre-plein central et qui avaient mis ces plots comme ça pour voir si c’était marrant. Je les ai haï !

Bref, c’est pour dire qu’il faut être vigilant sur la route (et encore, je vous ai passé les animaux qui traversent la route (allant du chat au cheval (????)) les nids de poule gigantesques ou encore les radars automatiques sans panneau préventif juste dans les tournants indiquant qu’il faut passer à 40 km/h au lieu de 80 !)
Ca c’est pour les côtés moins sympathiques du voyages. Passons aux choses et marrantes qu’on a fait, et il y en a. Direction Quissamã !

Etape 1 : Quissamã

Quissamã est une ville de 12000 habitants qui vit de l’exploitation des champs de canne à sucre. Jérémie, un ami français a de la famille là-bas et nous avons été reçu dans une magnifique Fazenda (grande maison similaire aux aciendas espagnoles ou aux mas du sud de la France) appartenant à sa grande tante répondant au nom de ¬´Tét鬪 pour Teresa. Nous avons passé 2 jours dans cette ville et avons visité son musée, fait un tour en bateau sur le canal reliant toutes les Fazendas de la ville et rencontré les exploitants de cette ville. C’était très enrichissant !
L’histoire de cette ville a commencé en 1830 lorsqu’un Baron portugais s’y est installé pour profiter du commerce de la canne à sucre dont l’intérêt n’a pas tari depuis plus de 300 ans dans le monde. Ce cher monsieur, dont la maison est l’actuel musée, porte le surnom de ¬´Paí de todos¬ª, (père de tous) pour la simple et bonne raison que si vous habitez dans cette ville et que vous êtes blanc ou métissé, vous êtes son descendant !! En effet, il a eu dix enfants légitimes et a couché avec presque toutes les esclaves qu’il possédait ! Notre ami Jérémie est donc son descendant direct ! Une autre famille française est venue s’installer un peu plus tard dans cette ville et la culture française est très présente. D’ailleurs, jusqu’à la génération correspondant aux grands parents de Jérémie, tout le monde parlait français couramment, sans jamais avoir mis les pieds en France.

Voici une photographie de l’actuel musée que nous avons visité le matin :

Quissama

Le nom de la ville Quissamã a une histoire. Lorsque les esclaves sont arrivés pour faire la récolte de la canne à sucre, ils étaient effrayés et n’arrêtaient pas de répéter le nom Quissaman, Quissaman. En fait, Quissaman est une ville angolaise d’où ils venaient et qui devait avoir un paysage similaire. Les exploitants ont donc décidé de baptiser cette ville du nom de Quissamã (qui se prononce quissaman avec un son nasal). Le moyen de transport le plus pratique pour se déplacer était le bateau car la présence de plusieurs lagons compliquait les trajets sur terre. C’est pourquoi et c’est la fierté locale ils ont créé un énorme canal navigable reliant toutes les Fazendas de la ville. Ce canal fait 119 km de long et toute la ville dit que c’est le 2ème canal le plus long du monde après le Canal de Suez. Bon, c’est difficile à croire car même les brésiliens qui ne sont pas de cette région n’en n’ont jamais entendu parler, mais c’est intéressant à visiter !

Nous avons donc fait un tour en bateau sur ce canal, bordé d’élevages bovins :

quissama-canal

Nous avons fait un stop dans une des plus grandes Fazendas de la ville qui possède un musée et dont les dépendances où vivaient les esclaves sont toujours habitées par leurs descendants.
quissama-fazenda

J’ai pu en demander plus l’histoire de ces esclaves. Etaient-ils vraiment mal traités ? Mourraient-ils du travail qu’on leur demandait ? Subissaient-ils des tortures ? Bref, toutes les questions de base de touriste de bas étage, je l’avoue, mais ça m’intriguait vraiment. Malheureusement, je suis resté sur ma faim car dans la ville ça reste quand même un tabou. Ce que je sais, c’est qu’à Quissamã, ils étaient assez bien traités car lors de l’abolition de l’esclavage, la plupart ont continué à fournir le même travail et peu ont fui (comme cela c’est vu dans d’autres villes). On peut donc dire qu’ils étaient mieux traité qu’ailleurs, mais bien traité… J’ai encore des doutes.
Après ces questions un peu lourdes, le guide à tenu à nous présenter une femme descendant d’esclave vivant ici pour justifier qu’ils vivent une vie normale. La, malheureusement, ça a raté !

On est rentré dans une des dépendances : deux pièces pour une famille (une salle à manger, une chambre). Espace total : 25 m2. Une arrière cours dans laquelle on rentre et où le guide nous dit : ¬´vous voyez, ils vivent comme vous et moi, il y a une télévision et un ordinateur pour les X familles qui vivent encore ici etc… C’est la même vie¬ª. Au sol, les restes d’un poulet égorgé, un poisson mort, les toilettes derrière une bâche.
En relisant ce paragraphe… Je trouve que ça ne passe pas du tout. Je trouve qu’il est très arrogant. Je n’arrive pas transmettre le côté surréaliste de la situation qui en fait un épisode drôle et pas seulement digne d’un touriste qui ne comprends rien au monde dès qu’il quitte les villes développées dans lesquelles il vit.
Pourtant, je peux vous assurer qu’il reste des inégalités très importantes entre les descendants d’esclaves et les descendants de blanc.

Bref, nous sommes rentrés après ce petit voyage sur le canal de Quissamã et nous avons pris la voiture le lendemain direction Guarapari !

Etape 2 : Guarapari

Guarapari, ville balnéaire située dans l’état Espirito Santo en jette sur le papier : 17 plages, réputée des touristes brésiliens, sable radioactif bon pour la santé, hôtels pas trop chers etc… Bref, le parfait endroit pour se jeter dans la culture brésilienne. Malheureusement, ce n’est que sur le papier…
Une découverte quand même : la classe moyenne existe au Brésil et elle a exactement la même gueule qu’en France. Traduire par : c’est une ville de beauf. Gros, moches et mal élevés. En plus, c’est la fin de saison (les vacances d’hiver se sont finies la semaine dernière) donc c’est plus une ville fantôme qu’autre chose. On a donc pas trop aimé cette ville où les caipirinha ont sauvé notre malheur. Enfin, ça va, on se plaint pas trop quand même, c’était assez posé :
guarapari-praia

Héhé :
guarapari-caipirinha
Donc, c’était quand même assez cool ! Mais c’est vrai qu’on était pas mécontent de partir pour d’autres rives : direction BUZIOS !

Etape 3 : Buzios

Buzios est aussi une ville balnéaire mais sa vie continue toute l’année. Les prix sont assez élevés (et exorbitants l’été de décembre à février). Là-bas, je me suis vraiment éclaté. Nous sommes arrivés vers 15h, après 8h de voiture et de conduite pour moi, donc, un peu éclaté. Mais hop, un saut dans l’eau à 22¬?C, et ça allait beaucoup mieux ! Le soir, après un très beau restaurant dans le centre de la ville on voulait aller faire la fête dans une des chaînes de club les plus prestigieuses du monde : Pacha. (Je trouve qu’être allé au Pacha de Buzios ça claque pas mal dans une conversation…) Malheureusement, ce soir là, c’était une soirée privée, donc on est allé dans une autre boite de nuit avec un forfait de 5 Caipirinha pour la soirée. (pour comprendre le fonctionnement des forfaits en boite de nuit, se reporter à cet article. On est resté jusqu’à 5h du matin, c’était vraiment énorme.
Le lendemain, réveil à 11h pour profiter des magnifiques plages de sable blanc qu’offre Buzios :

buzios-praia
Déjeuner sur la plage :

Buzios-almoco

Et couché de soleil sur une autre plage :
buzios-almoco

buzios-couche-soleil

Le lendemain matin, nous nous sommes levé tôt pour profiter une dernière fois de la plage avant de repartir en voiture pour Rio en fin de journée.

Ceci signe la fin de mon 5ème billet bilan de mon semestre à Rio.

Les cours devaient commencer aujourd’hui (mardi 11 aout 2009) mais ont été retardé pour une raison inconnue. Il me reste plusieurs choses à faire dans Rio et notamment : trouver un appart !!
A très bientôt pour un nouveau billet bilan !

[Pratique] Spotify ou la must-have App

Bonjour à tous,

il y a quelques jours, Alexis m’a parlé de Spotify dont j’ai beaucoup entendu parler vu son intérêt croissant et dont je parlais ici. Je pense que cette application a conquit ceux qui l’utilisent car elle est proche de la perfection dans ce qu’elle propose.

D’abord, késako ?

Spotify est une application multiplateforme (OS X, Windows) qui permet de streamer (écouter en live pour les nuls) la musique sur internet. Les musiques ne sont donc pas sur votre ordinateur, mais vous les écoutez depuis internet (une connexion internet est donc nécessaire).

Vous me direz : oui, enfin, c’est exactement comme Deezer. Mais non, les avantages sont nombreux en comparaison :

  • Deezer est un site internet, Spotify est une application. Alors que Deezer est basé sur Flash qui est comment dire… le plus mauvais compromis de tous les temps sur le web puisqu’il est lourd (sur Mac, INCROYABLEMENT LOURD) fastidieux et difficile à référencer (mais, ça on s’en fou un peu ici…) alors que Spotify est une application bien intégrée au système (En Cocoa sur Mac, C++ sur Windows) donc très légère.
  • L’interface est jolie. La v3 de Deezer est à vomir…
  • La qualité est du 192 kbps contre du 128 sur Deezer (et ça fait vraiment la différence dans les aigus et les graves)
  • Pas besoin de se loguer à chaque fois

Bref, cette application est vraiment bien.

Comme je le disais, le design est joli :

spotify
spotify

C’est que du bonheur !!!

Pour tous les possesseurs d’iPhone, je pense que ça va devenir une application phare, étant donné la preview de cette vidéo :

Une petite remarque, ça fait deux players (iTunes et Spotify) de musique. Par conséquent, il est un peu énervant de devoir changer d’application à chaque fois et il n’y a pas de raccourci clavier. C’est bon, j’ai la solution (enfin, presque). Je suis en train de développer un petit AppleScript qui permet de switcher entre les deux applications et qui lancé au démarrage gérera les deux applications et qui permettra d’utiliser les raccourcis claviers (play, next, prev) en fonction de l’application qui est active en ce moment et permettra de switcher entre les deux.

En avant première, le petit bout de code de base pour gérer les events :

-----------------------------------
--           Apple Script iTunes/Spotify       --
--           Play/Pause   --   Prev/Next        --
--                           AppleScript                --
--                By Hugues VALENTIN            --
--          v0.1 iTunes 8.2/Spotify 1.6        --
-----------------------------------
-- Script-Objet pour les évènements Spotify
script Spotify
on PlayNext()
tell application "Spotify" to activate
tell application "System Events"
tell process "Spotify"
click menu item 3 of menu 1 of menu bar item 5 of menu bar 1
end tell
end tell
end PlayNext
on PlayPrev()
tell application "Spotify" to activate
tell application "System Events"
tell process "Spotify"
click menu item 4 of menu 1 of menu bar item 5 of menu bar 1
end tell
end tell
end PlayPrev
on PlayPause()
tell application "Spotify" to activate
tell application "System Events"
tell process "Spotify"
click menu item 1 of menu 1 of menu bar item 5 of menu bar 1
end tell
end tell
end PlayPause
end script
-- Script-Objet pour les évènements iTunes
script iTunes
property differential : 0 -- seconds
on PlayPause()
tell application "iTunes"
playpause
end tell
end PlayPause
on PlayNext()
tell application "iTunes"
if player state is not stopped then
set player position to (differential)
next track
end if
end tell
end PlayNext
on PlayPrev()
tell application "iTunes"
if player state is not stopped then
set player position to (differential)
back track
end if
end tell
end PlayPrev
end script
-- Script-Objet pour définir l'application a utiliser
script appActive
global appActive
global icon
on appActiveIs(appname)
set appActive to appname
set icon to appname
end appActiveIs
end script
-- Gestion des évènements Growl
script Growl
on GrowlNotifier()
tell application "GrowlHelperApp"
-- Liste des Notifications
set the allNotificationsList to ¬
{"Spotify", "iTunes"}
-- Liste des Notification à afficher
set the enabledNotificationsList to ¬
{appActive}
-- Changer l'icone par défaut
register as application ¬
"Growl AppleScript Sample" all notifications allNotificationsList ¬
default notifications enabledNotificationsList ¬
icon of application icon
--	Notification pour changement vers iTunes
notify with name ¬
"iTunes" title ¬
"iTunesSpotifier" description ¬
"iTunes sélectionné" application name "Growl AppleScript Sample"
--	Notification pour changement vers Spotify
notify with name ¬
"Spotify" title ¬
"iTunesSpotifier" description ¬
"Spotify sélectionné" application name "Growl AppleScript Sample"
end tell
end GrowlNotifier
end script
tell appActive to appActiveIs("iTunes")
tell application "System Events"
tell appActive to PlayNext()
key code 101
end tell

Si il y a quelqu’un qui gère en AppleScript d’ailleurs, je veux bien de l’aide. Mais ce langage que j’ai découvert est vraiment sympa à utiliser !

Sinon, ça se passe ici pour créer un compte : ici

A très vite pour la version finale du script !