[Stats] facebook officiel : Etre en couple rend-il heureux ?

Posted on février 16th, 2010 in Actualités, Web | 1 Comment »

Bonjour à tous,

C’est la nouvelle de la journée et elle a le mérite d’être rigolote. Facebook a publié sur son blog une étude qui analyse si être en couple rend plus les gens plus heureux que ceux qui sont célibataires. C’est vrai qu’on nous bassine tout le temps qu’être en couple, c’est le bonheur, ça rend les gens heureux, mais est-ce vrai ? Est-ce que l’augmentation du nombre de divorce ne montre pas le contraire ? La réponse donnée par facebook est plutôt claire, être en couple rend plus heureux.

 

  

Methodologie

Facebook a déjà un outil pour mesurer le degré de « happiness » (de joie, bonheur) de leurs utilisateurs. Cet outil baptisé USA Gross National Happiness Index resence en fait un nombre impressionnant de mots anglais en rapport avec la joie. L’équipe chargée des statistiques du site a ensuite sélectionné tous les status envoyés durant une semaine de janvier et a croisé les résultats avec les informations relatives au sexe et au statut marital défini au sens de facebook : « in a relationship », « in a open relationship », « single » etc…

Les résultats

Les résultats sont clairs : Les personnes en couple sont plus heureuses que celles qui sont célibataires. Mais attention, il est très important de faire la distinction entre ceux qui sont en couple et ceux qui ont une relation libre (open relationship) ! En effet, si ceux qui sont en couple sont les plus heureux, les personnes les moins heureuses sont celles avec une relation libre, comme le prouve ce premier schéma résultat de l’étude :

Mais ce qui fausse un peu ce résultat, c’est que les personnes qui n’ont pas communiqué l’information (undisclosed) sont eux, vraiment plus heureux que tous les autres : 

En conclusion, bien que ces résultats soient intéressant, ils sont à prendre avec des pincettes car ils dépendent de ce que les gens décident de publier sur leur profil/status. Mais bon, il y a quand même une « facebook stats team » qui est payée et qu’il faut donc faire bosser !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Bonne journée à tous !

Crédit image facebook+coeur : Mashable

[Bilan] Retour sur la semaine la plus Google de l’année 2010

Posted on février 15th, 2010 in Actualités, Historique, Web | 1 Comment »

Bonjour à tous,

Ca n’a échappé à personne, la société Google a beaucoup fait parler d’elle la semaine dernière. Je suis assez axé news techno et j’ai donc l’habitude d’entendre parler de Google très régulièrement, voire même tous les jours mais j’ai été très étonné submergé cette fois de voir le nombre d’annonces qui ont été faites. Je vais donc revenir sur toute l’actualité Google de la semaine dernière (du 8 au 12 février 2010) pour tous ceux qui n’ont pas eu le temps de tout suivre et de tout découvrir.

Lundi 8 février 2010 : Parisian Love

A vrai dire, cela s’est passé le dimanche 7 février au soir mais c’est le lundi matin qu’on a vu fleurir tous les billets sur la publicité de Google diffusée pendant le Superbowl. Lorsque Larry Page a été interrogé sur la raison qui avait poussé Google à proposer cette publicité, celui-ci a répondu que cela avait pour but de mesurer l’influence de la télévision sur les trafics du web (et de YouTube) et n’avait pas de réel but commercial. J’ai du mal à y croire, mais pourquoi pas. Il s’en est suivi un nombre impressionnant de parodies, plus ou moins comique, dont je vous avait parlé  et que je vous invite à découvrir plus en détail sur Mashable.

Mardi 9 février : Welcome Google Buzz

La nouvelle a été annoncée par TechCrunch la veille : Google va sortir un outil de communication social. Le lendemain matin, Google fait une présentation de son nouveau service concurrent direct de Twitter baptisé Google Buzz et accessible directement depuis Gmail. Dès ses prémices, Google Buzz n’a pas vraiment conquis les foules. On lui reproche surtout d’ajouter une fonctionnalité de type « divertissement » dans un outil qui a plutôt une vocation professionnelle (Gmail).

Personnellement, je trouve que c’est un moyen de communication qui a ses avantages notamment par le fait que mon identifiant Google me sert maintenant à des dizaines de fonctions et avoir un seul compte pour gérer une ribandelle de services me plait beaucoup et puis c’est un moyen de communiquer différemment avec mes contacts avec qui j’avais une relation strictement par mail et qui sont susceptibles de vouloir recevoir des notifications que je mettais normalement sur mon twitter @huguesval.

Ce service ne semble pourtant pas avoir vraiment convaincu les foules. Il faut croire que depuis Wave, lorsque Google lance un projet, ce n’est pas forcément une réussite.

 Source : Mashable.

Autre annonce de la journée : Google Street View s’invite en haut des montagnes !

Je ne vais pas m’étendre dessus, vous pouvez visiter le service à cette adresse.

Source : TechCrunch.

Mercredi 10 février : Google devient un fournisseur d’accès à internet

La société avait déjà fait parlé d’elle le lundi en disant que l’internet aux Etat-Unis était beaucoup trop lent. C’est pourquoi, deux jours plus tard, elle a annoncé qu’elle allait déployer un service internet basé sur la fibre optique et proposer une connexion allant jusqu’à 1 Gbits à un nombre restreint de villes aux US, couvrant environ 50 000 foyers. Je vous propose ici la vidéo (en anglais) de présentation du service par Google :

 

Jeudi 11 février : Google Maps Labs et acquisition de Aardvark

Ce n’est peut-être pas l’annonce la plus importante de la semaine, mais elle a l’avantage d’avoir des repercussions dans le temps. L’ouverture sur Google Maps de Labs, comme sur Gmail, permet aux utilisateurs d’activer des fonctionalités fun ou utiles au service de cartographie de la société. Pour l’instant, 9 fonctionnalités sont disponibles :

  • Drag ‘n’ zoom : qui permet de tracer un rectangle sur lequel sera fait le zoom
  • Aerial Imagery : Permet de faire des rotations sur les images satellites permettant d’avoir differents points de vue de la même image (vue du nord, vue du sud)
  • Back To Beta : Celle-là est un peu facile, elle permet simplement de revenir avec le logo Google Maps Beta
  • Where in the World Game : Jouer à placer sur la carte des pays ou des monuments. Je me souviens que j’ai perdu des milliards d’heures à jouer à un jeu similaire sur facebook, il ne faut pas que je commence celui-là.
  • Rotatable Maps : Pour regarder vers le sud
  • What’s Around here : peut-être le seul add on utile. Il permet d’afficher ce qu’il y a en rapport avec la recherche autour d’un lieu.
  • Latlng Tooltip : Affiche à côté de votre curseur la latitude et la longitude exacte.

 

L’acquisition de Aardvark est elle une information plus importante car elle signe la volonté de Google de se créer une place dans les réseaux sociaux et plus généralement dans les fonctions sociales. Pour ceux qui l’ignorent, Aardvarkest un site internet qui rassemble plus de 90 000 membres et qui offre un moteur de recherche communautaire dont la réponse aux questions est donnée par d’autres utilisateurs du réseau. Le fonctionnement se rapproche un peu de Yahoo ! Answers.

La transaction a été estimée à 50 millions de dollars. Ce qui est amusant c’est que cette société a été créée par deux ex-employés de Google qui sont partis pour développer ce projet après avoir réussi à trouver 6 millions de dollars d’investissement.

 

Vendredi 12 février 2010 :  Google Pie Chart

On termine la semaine avec une petite sortie mais qui est néanmoins bien pratique : Google Chart Tools qui permet de faire de beaux graphiques javascripts sur son site internet soit :

  • En utilisant des requêtes URL vers le serveur Google Chart
  • En utilisant la bibliothèque Javascript de Google

Pour télécharger Google Chart Tools cliquer ici.

Voilà, j’espère que certains ont pu découvrir des choses ou peut-être mettre au clair l’énorme flux d’info venu de Google la semaine dernière.

Excellente fin de journée à tous.

[Edito] Confession et reprise de l’activité

Posted on octobre 3rd, 2009 in Non classé | 2 Comments »

Bonjour à tous,

Voici maintenant plus d’un mois et demi que je n’écris plus sur ce blog ce qui est très long. Plusieurs raisons m’en ont empêchées et je les détaillerai dans ce billet, mais je crois surtout que je n’avais plus de substance. Tenir un blog, ça demande du temps et des informations à transmettre et je manquais des deux.

Pourtant, j’aime à croire que toutes les « explications/excuses » dont je vais parler sont en fait relativement caduques et si je me relance aujourd’hui dans ce blog c’est parce que j’ai besoin d’écrire. J’aime ça et j’aime la recherche annexe que cela demande.

Alors, tout de même, pourquoi avoir arrêté ?

D’abord, parce que le catalyseur de ce blog, c’est mon semestre d’étude à Rio de Janeiro et toutes les particularités de ce pays, or j’ai l’impression de m’être approprié cette culture et d’y être à l’aise. Je ne trouve plus anormal étonnant d’aller dans des magasins à 22 heures, dans des restaurants à 4 heures du matin, de boire des jus de fruits sur la plage pour se détendre en allant juste à un pâté de maison (bien que j’en jouisse toujours autant !) ou de n’avoir aucune notion de la ponctualité.

Alors, il est vrai que j’aurais eu des choses à raconter et partager sur le Brésil, car j’ai visité une bonne partie des lieux touristiques et moins touristiques de l’état de Rio de Janeiro. Pourtant, je ne trouvais pas la substance à écrire et ceci s’explique par la deuxième raison : le manque de temps pour y réfléchir.

La deuxième raison de cet abandon de l’écriture : le manque de temps qui s’explique par plusieurs faits. Juste après mon dernier billet en date : Mésaventure dans une favela, j’ai du finir un projet qui me tenait vraiment à coeur et qui m’avait occupé pendant les 4 mois précédents. J’y ai mis tout mon temps de cette deuxième moitié d’août pour le finir avant l’arrivé de ma petite amie à Rio, le 1er septembre.

Elle est restée un mois avec moi et entre les cours, elle et les voyages que nous avons fait tous les deux, le blog a été relayée en 3eme position (ne me demandez pas ce qu’il y a à la 2eme position, je n’en sais rien). Nous avons énormément profité et je ne ressentais pas ce besoin d’écrire.

Maintenant, je suis seul et je ressens un besoin intense de partager.

Je vais donc finir ce post par un :

Bonjour à tous et bienvenu sur mon blog qui revient comme sur des roulettes !

[Bilan] #5 : Vacances Quissamã, Guarapari, Buzios

Posted on août 12th, 2009 in Bilan, Brésil | 1 Comment »

Bonjour à tous,

Cette semaine, je suis parti en vacances, c’est pourquoi le Bilan #5 s’est fait attendre ! Ce post va être assez long et illustré, d’où la pagination qui se trouve juste avant les commentaires sur l’articles.

Généralités du road trip

Trois jours avant cette semaine de vacances, on s’est dit que ce serait pas mal de partir faire un road trip vers le nord (où il fera ûrement plus beau). Donc, direction Avis et réservation d’un véhicule de catégorie O (type Kangoo, Doblo etc…) avec une bonne réduc de 25 % après avoir essayé toutes les combines possibles : opérateur téléphonique, carte bancaire, Flying Blue, contacts et même négociation comme au souk. On fait un petit sac avec seulement des tee-shirt et maillots de bain (il fera beau) et c’est parti.
Le jour du départ, surprise, on a été surclassé : On a une magnifique Zafira (euh… pourquoi quand je tape Zafira sur Google image, je tombe sur une photo de cul ? Le web est vraiment incontrôlable !). Bref, on a une magnifique Zafira, version 2.0 en plus (je sais pas ce que ça veut dire sur une voiture, mais sur le web, c’est toujours associé à un truc cool…). Autre avantage, elle tourne à l’éthanol qui permet de protéger notre belle planète qui coûte beaucoup moins cher. ¬´Spacieuse et d’aucun dirait familiale¬ª (7 places) on est chaud bouillant !
On a choisi un itinéraire facile, trois destinations :

  • Quissamã : petite ville de 12000 habitants située dans les terres où un ami possède de la famille (histoire de la famille assez hilarante page suivante). Cette ville fait commerce des champs de canne à sucre qu’elle cultive. Il reste donc les vestiges de l’exploitation des esclaves et des magnifiques Fazenda (maisons coloniales) où vivaient les exploitants blancs.
  • Guarapari : Située sur la rodosol (route du soleil) dans l’état Espirito Santo, les guides disent que c’est un lieu très réputé des touristes brésiliens et encore méconnu des autres touristes. Son sable est radioactif (pas de compteur Geiger pour vérifier…). Ca ne pouvait qu’être une bonne destination !
  • Buzios : Ex village de pêcheur ¬´lanc鬪 par Brigitte Bardot dans les années 1960, c’est devenu le Saint-Tropez de l’état de Rio de Janeiro (c’est même comme cela qu’ils se revendiquent). Avec 27 plages de sable blanc et l’eau turquoise, tous les habitants huppés de Rio y vont passer leurs vacances ou leurs week-end (2h30 de trajet).

Merveilleux ! L’itinéraire fait quand même 1100 km en 6 jours. Une petite carte s’impose :

trajet
1100 km, c’est la taille de la France, c’est comme se faire un petit Lille-Marseille, j’étais confiant. En 6 jours, ça devait se faire assez bien. Ce que je ne savais pas, c’est que ce qu’ils appellent ¬´autoroute¬ª sont les équivalents de nos routes nationales limités à 80 km/h. Le trafic de camion est très important et dans les montés, leur vitesse ne dépasse pas les 60 km/h. Les voyages de nuit (qui tombe à 18h) sont crevants car personne ne coupe ses feux de routes lorsqu’on les croise donc c’est 200 mètres complètement aveuglés à chaque fois qu’on croise quelqu’un (c’est à dire toutes les 30 secondes), il faut être d’autant plus vigilant la nuit car les gens marchent ou sont en vélo sur les bas côtés et il faut un rien pour en faucher un… C’est pourquoi au bout de 4h de trajet de nuit, j’avais la tête en feu ! J’étais le seul à posséder un permis international, c’est donc moi qui ai conduit presque tout le temps ! Ce qui a représenté 18h en 6 jours, dont 8h la nuit.
En plus, la Zafira 2.0 est une voiture de merde ! Aucune reprise (sympa pour doubler…) les freins étaient plus que dégueulasses, le frein à main ne fonctionnait pas (une pente à 10% et la voiture reculait !!), le volant tremblait à plus de 120 km/h, les phares étaient trop bas (en feu de croisement, l’éclairage allait à 20 mètres, en feu de route : 60 mètres (au lieu des 150 requis en France)) ce qui a compliqué encore les voyages de nuit.
Le dernier jour, j’ai même eu un gros coup de bad. On était sur un autoroute à 2 voies (très rare), j’étais à 90 km/h, en train de doubler 3 camions et je discerne des choses sur la route à 100m. Je ralenti et là, tout est allé très vite. Je me suis rendu compte que la voie sur laquelle j’étais était bloquée par 3 plots (il n’y avait même pas de bande réflexive sur ceux-ci) j’ai pilé comme jamais (et réveillé tout le monde dans la voiture…) pour m’arrêter à 10 cm du plot qui barrait ma voie. La, je reprends mes esprits et me rends compte qu’en fait, c’était juste les flics qui étaient sur le terre-plein central et qui avaient mis ces plots comme ça pour voir si c’était marrant. Je les ai haï !

Bref, c’est pour dire qu’il faut être vigilant sur la route (et encore, je vous ai passé les animaux qui traversent la route (allant du chat au cheval (????)) les nids de poule gigantesques ou encore les radars automatiques sans panneau préventif juste dans les tournants indiquant qu’il faut passer à 40 km/h au lieu de 80 !)
Ca c’est pour les côtés moins sympathiques du voyages. Passons aux choses et marrantes qu’on a fait, et il y en a. Direction Quissamã !

Etape 1 : Quissamã

Quissamã est une ville de 12000 habitants qui vit de l’exploitation des champs de canne à sucre. Jérémie, un ami français a de la famille là-bas et nous avons été reçu dans une magnifique Fazenda (grande maison similaire aux aciendas espagnoles ou aux mas du sud de la France) appartenant à sa grande tante répondant au nom de ¬´Tét鬪 pour Teresa. Nous avons passé 2 jours dans cette ville et avons visité son musée, fait un tour en bateau sur le canal reliant toutes les Fazendas de la ville et rencontré les exploitants de cette ville. C’était très enrichissant !
L’histoire de cette ville a commencé en 1830 lorsqu’un Baron portugais s’y est installé pour profiter du commerce de la canne à sucre dont l’intérêt n’a pas tari depuis plus de 300 ans dans le monde. Ce cher monsieur, dont la maison est l’actuel musée, porte le surnom de ¬´Paí de todos¬ª, (père de tous) pour la simple et bonne raison que si vous habitez dans cette ville et que vous êtes blanc ou métissé, vous êtes son descendant !! En effet, il a eu dix enfants légitimes et a couché avec presque toutes les esclaves qu’il possédait ! Notre ami Jérémie est donc son descendant direct ! Une autre famille française est venue s’installer un peu plus tard dans cette ville et la culture française est très présente. D’ailleurs, jusqu’à la génération correspondant aux grands parents de Jérémie, tout le monde parlait français couramment, sans jamais avoir mis les pieds en France.

Voici une photographie de l’actuel musée que nous avons visité le matin :

Quissama

Le nom de la ville Quissamã a une histoire. Lorsque les esclaves sont arrivés pour faire la récolte de la canne à sucre, ils étaient effrayés et n’arrêtaient pas de répéter le nom Quissaman, Quissaman. En fait, Quissaman est une ville angolaise d’où ils venaient et qui devait avoir un paysage similaire. Les exploitants ont donc décidé de baptiser cette ville du nom de Quissamã (qui se prononce quissaman avec un son nasal). Le moyen de transport le plus pratique pour se déplacer était le bateau car la présence de plusieurs lagons compliquait les trajets sur terre. C’est pourquoi et c’est la fierté locale ils ont créé un énorme canal navigable reliant toutes les Fazendas de la ville. Ce canal fait 119 km de long et toute la ville dit que c’est le 2ème canal le plus long du monde après le Canal de Suez. Bon, c’est difficile à croire car même les brésiliens qui ne sont pas de cette région n’en n’ont jamais entendu parler, mais c’est intéressant à visiter !

Nous avons donc fait un tour en bateau sur ce canal, bordé d’élevages bovins :

quissama-canal

Nous avons fait un stop dans une des plus grandes Fazendas de la ville qui possède un musée et dont les dépendances où vivaient les esclaves sont toujours habitées par leurs descendants.
quissama-fazenda

J’ai pu en demander plus l’histoire de ces esclaves. Etaient-ils vraiment mal traités ? Mourraient-ils du travail qu’on leur demandait ? Subissaient-ils des tortures ? Bref, toutes les questions de base de touriste de bas étage, je l’avoue, mais ça m’intriguait vraiment. Malheureusement, je suis resté sur ma faim car dans la ville ça reste quand même un tabou. Ce que je sais, c’est qu’à Quissamã, ils étaient assez bien traités car lors de l’abolition de l’esclavage, la plupart ont continué à fournir le même travail et peu ont fui (comme cela c’est vu dans d’autres villes). On peut donc dire qu’ils étaient mieux traité qu’ailleurs, mais bien traité… J’ai encore des doutes.
Après ces questions un peu lourdes, le guide à tenu à nous présenter une femme descendant d’esclave vivant ici pour justifier qu’ils vivent une vie normale. La, malheureusement, ça a raté !

On est rentré dans une des dépendances : deux pièces pour une famille (une salle à manger, une chambre). Espace total : 25 m2. Une arrière cours dans laquelle on rentre et où le guide nous dit : ¬´vous voyez, ils vivent comme vous et moi, il y a une télévision et un ordinateur pour les X familles qui vivent encore ici etc… C’est la même vie¬ª. Au sol, les restes d’un poulet égorgé, un poisson mort, les toilettes derrière une bâche.
En relisant ce paragraphe… Je trouve que ça ne passe pas du tout. Je trouve qu’il est très arrogant. Je n’arrive pas transmettre le côté surréaliste de la situation qui en fait un épisode drôle et pas seulement digne d’un touriste qui ne comprends rien au monde dès qu’il quitte les villes développées dans lesquelles il vit.
Pourtant, je peux vous assurer qu’il reste des inégalités très importantes entre les descendants d’esclaves et les descendants de blanc.

Bref, nous sommes rentrés après ce petit voyage sur le canal de Quissamã et nous avons pris la voiture le lendemain direction Guarapari !

Etape 2 : Guarapari

Guarapari, ville balnéaire située dans l’état Espirito Santo en jette sur le papier : 17 plages, réputée des touristes brésiliens, sable radioactif bon pour la santé, hôtels pas trop chers etc… Bref, le parfait endroit pour se jeter dans la culture brésilienne. Malheureusement, ce n’est que sur le papier…
Une découverte quand même : la classe moyenne existe au Brésil et elle a exactement la même gueule qu’en France. Traduire par : c’est une ville de beauf. Gros, moches et mal élevés. En plus, c’est la fin de saison (les vacances d’hiver se sont finies la semaine dernière) donc c’est plus une ville fantôme qu’autre chose. On a donc pas trop aimé cette ville où les caipirinha ont sauvé notre malheur. Enfin, ça va, on se plaint pas trop quand même, c’était assez posé :
guarapari-praia

Héhé :
guarapari-caipirinha
Donc, c’était quand même assez cool ! Mais c’est vrai qu’on était pas mécontent de partir pour d’autres rives : direction BUZIOS !

Etape 3 : Buzios

Buzios est aussi une ville balnéaire mais sa vie continue toute l’année. Les prix sont assez élevés (et exorbitants l’été de décembre à février). Là-bas, je me suis vraiment éclaté. Nous sommes arrivés vers 15h, après 8h de voiture et de conduite pour moi, donc, un peu éclaté. Mais hop, un saut dans l’eau à 22¬?C, et ça allait beaucoup mieux ! Le soir, après un très beau restaurant dans le centre de la ville on voulait aller faire la fête dans une des chaînes de club les plus prestigieuses du monde : Pacha. (Je trouve qu’être allé au Pacha de Buzios ça claque pas mal dans une conversation…) Malheureusement, ce soir là, c’était une soirée privée, donc on est allé dans une autre boite de nuit avec un forfait de 5 Caipirinha pour la soirée. (pour comprendre le fonctionnement des forfaits en boite de nuit, se reporter à cet article. On est resté jusqu’à 5h du matin, c’était vraiment énorme.
Le lendemain, réveil à 11h pour profiter des magnifiques plages de sable blanc qu’offre Buzios :

buzios-praia
Déjeuner sur la plage :

Buzios-almoco

Et couché de soleil sur une autre plage :
buzios-almoco

buzios-couche-soleil

Le lendemain matin, nous nous sommes levé tôt pour profiter une dernière fois de la plage avant de repartir en voiture pour Rio en fin de journée.

Ceci signe la fin de mon 5ème billet bilan de mon semestre à Rio.

Les cours devaient commencer aujourd’hui (mardi 11 aout 2009) mais ont été retardé pour une raison inconnue. Il me reste plusieurs choses à faire dans Rio et notamment : trouver un appart !!
A très bientôt pour un nouveau billet bilan !

[Bilan] #4 : Une fusillade et les arches de Lapa

Posted on août 3rd, 2009 in Bilan, Brésil | 3 Comments »

Bonjour à tous,

Cette semaine a été forte en émotion.

D’abord, rien à voir avec le Brésil. Alexis m’a fait utilisé Spotify, une application multiplateforme qui permet de streamer de la musique avec un répertoire plus important que Deezer avec une meilleure qualité. Je vais faire un billet à ce sujet car cette application est vraiment trop bien et je sais pas pourquoi elle ne m’avait pas tentée avant !

Ensuite, cette semaine était ma dernière semaine de portugais intensif. Je n’ai pas vu le temps passer !! J’ai donc fait 2 semaines et demi de portugais, niveau 1. Et je peux dire que les cours dispensés à la PUC sont de bonne qualité ! Les professeurs sont sympa, ils aident vraiment à progresser rapidement. En plus, la formule des 4h de cours le matin pour laisser l’après-midi de libre est agréable et me permet de faire des choses à côté ! J’ai bien profité et maintenant, les choses sérieuses vont commencer avec les cours, dès le 11 août.

La semaine prochaine, j’ai mes examens finaux de portugais et mardi… Je pars en voiture dans l’état Espirito Santo au nord pour bronzer un peu pendant 6 jours ! Je ferai un billet dessus dès mon retour !

Ensuite… passons aux choses sérieuses, mon week-end, occasion de découvrir à fond cette ville merveilleuse qu’est Rio.

Carte de Rio

Le week-end, tout le monde fait la fête dans le quartier populaire de Lapa, situé dans le centre de Rio. D’ailleurs, je pense qu’une carte s’impose pour que vous puissiez situer un peu le fonctionnement de Rio :

carte-de-rio

carte-de-rio

Le A (en bas à gauche) c’est mon université la PUC. J’habite à 2km à l’ouest de l’université. Ensuite, à l’est, se trouve les quartiers (et plages) de Leblon et Ipanema. Ce sont les quartiers riches de la ville. Un peu plus à l’ouest (en diagonale) se trouve la plage de Copacabana, longue de 6km. Tous les espaces verts ainsi que tous les espaces où il n’y a pas de rue sont des montagnes assez hautes (600m environ). L’espace vert à l’est de Copacabana c’est le Pão de Açúcar (le pain de sucre) et en face à l’ouest, là où est écrit Humaitá, se trouve le Christ. Au nord de Copacabana, se trouve le quartier de Botafogo, qui s’étend assez « haut » au nord.

Ensuite, toute la zone au nord est le centre de la ville où sont rassemblés les quartiers connus de Lapa, Santa Teresa et le Centro (centre d’affaire). Lapa est près de la mer, au dessus de Flamengo, là où est inscrit Glória (sur l’autoroute qui longe la mer). Santa Teresa est situé assez haut dans les montagnes, à l’ouest de Lapa et la vue sur toute la ville est magnifique depuis ces montagnes.

Voilà, j’espère que c’est pas trop confu… Vous pourrez voir aussi qu’il y a un certain nombre de favelas !

Les arches de Lapa

Tous les week-end, les magnifiques arches de Lapa (sur lesquelles passe le metro de la ville) sont le coeur d’une immense fête rassemblant tous les jeunes de la ville. Il y a plusieurs boites de nuits aux alentours et des vendeurs dans la rue proposent bières et Caïpirinha jusqu’au lever du soleil. C’est là où je passe toutes mes soirées le week end et c’est aussi là que se trouve le Rio Cenarium dont j’avais déjà parlé .

Voici une vue de jour sur les arches de Lapa :

arcos-da-lapa

arcos-da-lapa

Une fusillade

Avant de sortir à Lapa, j’ai dîné dans le quartier populaire de Santa Teresa situé sur les collines et il s’est passé un truc de fou. Le taxi était un incapable et s’est perdu dans les montagnes, résultat, on est passé à l’entrée d’une favela où on a vu courrir des gens qui s’approchaient de nous. On a été un peu étonné. Puis, quelques secondes plus tard, on a entendu des feux d’artifices (signal d’une intrusion de police dans la favela) et les gens ont commencé à courrir plus vite. Le taxi n’avait pas l’air rassuré et a commencé à accélerer pour descendre la montagne. C’est alors que plusieurs coup de feu sont partis et on s’est retrouvé devant un barrage de dix voitures de police armés jusqu’aux dents interdisant aux véhicules de monter vers la favela. Des dixaines de coups de feu sont partis, les gens courraient en criant et en se baissant la tête pour s’éloigner du conflit. Moi, j’étais dans le taxi, tête baissée… Je flippais pas mal !

On a passé le barrage de flic et on a vu deux hélicoptères avec des policiers sortis du cockpit armés avec des fusils d’assauts se dirigeant vers la favela. Finalement, on a descendu la route, en voyant quelques voitures de police, les fusils d’assaut sortis par la fenêtre, monter en direction de la favela, avec leur sirène à fond.

Puis, j’ai dîner.

Franchement, c’était assez impressionnant et j’ai pas fait le malin !

Voilà !

A la semaine prochaine pour d’autres nouvelles !