[Bilan] #3 : I’m feeling great !

Bonjour à tous,

Je signe ici mon 3eme billet bilan de mon semestre d’étude à l’étranger. Ce ne seront ici que quelques constatations générales sur la vie au Brésil et sur les activités que je fais ici à Rio de Janeiro.

D’abord, première chose, je suis un des seuls à aller en cours tous les matins (à 8h30…) c’est pourquoi je ne rentre pas après 3 heures du matin et je ne peux profiter à fond des sorties en boite de nuit comme le font ceux avec qui je sors.

Boites de nuit, généralités

Ici tu trouves des boites (prononcer boitche) pour tous les styles. La semaine dernière, j’étais dans une boite de Samba, vendredi dans une boite de Rock et hier dans une boite électro dans Ipanema, le quartier situé à côté de la plage du même nom. Le fonctionnement des boites est différent de la France. Ici, tu payes un forfait pour ton entrée, on te donne une carte (de crédit) et tu achètes tes boissons dans la boite avec ce crédit. Par exemple, hier, j’ai payé 80 R$ (environ 24 €) l’entrée de la boite de nuit et qui m’a donné droit à environ 7 verres d’alcool fort ou 10 bières, donc il est très rare d’utiliser son forfait…

L’avantage principal est qu’à la différence de la France où le prix des boissons en boite de nuit est aberrants, ici, tu n’es pas obligé de boire beaucoup avant la boite de nuit puisque tu bois pendant.

Une note quand même sur le cocktail phare d’ici, la Caïpirinha : Faite à base de Cachaça, elle combine quelques quartiers de citrons verts et du sucre tout cela dans un verre glacé. Résultat, le seul liquide, c’est de l’alcool (aussi fort de que le Rhum) et avec le sucre ça se boit comme du petit lait, sauf que ça attaque GRAVE ! Résultat, hier (comme à chaque fois que j’en prend), je me suis fait surprendre et j’ai eu un moment où j’étais pas très bien ! J’ai même commandé de l’eau (première fois que ça m’arrive en boite de nuit…) pour faire passer le tout. Bref, la Caïpirihna, oui, mais avec modération.

La musique

Comme je le disais plus haut, on trouve des styles bien différents musique dans les boites de nuits avec une constante quand même : la musique est trop forte, vraiment trop forte et ça donne mal à la tête. En plus, bien que leurs équipements sonores soient de bonne qualité, ceux-ci saturent dans les aigües lorsque le DJ pousse un peu le son, ce qui rends assez désagréable la musique (bon, ok, je fais un peu mon difficile, personne ne fait attention à ça en boite de nuit, je sais bien…)

Não Fumar

C’est assez marrant de voir que dans tous les lieux il y a des panneaux interdisant de fumer et que… personne n’en a rien à foutre ! Il y a des cendriers sur toutes les tables et grâce aux systèmes d’air conditionnés puissant, ça ne sent pas mauvais donc tout se passe pour le mieux de ce côté.

Voilà pour le moment. Je suis vraiment bien ici et tout se passe pour le mieux.

A bientôt.

[Bilan] #1 : L’excitation de l’arrivée !

Bonjour à tous !

Je vais faire ici le bilan de ma première semaine à Rio (qui n’a duré que 4 jours, certes, étant arrivé jeudi matin).

En quatre jours, j’ai pu en apprendre beaucoup sur la vie ici à Rio. Je vais essayer de synthétiser un peu tout

Sécurité/insécurité que choisir ?

Il est vrai que Rio de Janeiro est connue comme une ville dangereuse et c’est vraiment vrai. Les touristes se font piquer leur sacs tout le temps s’ils ne sont pas avec un guide, il n’est pas rare de croiser un camé en manque qui vous braque pour avoir de l’argent, aucune des favela n’est visitable sans un guide portugais etc…

Cependant, il réside du bon dans cette ville et les brésiliens ont la joie de vivre.

D’abord, les quartiers situés à proximité des favelas comme Gávea (où je vis) reversent une redevance aux amicales des favelas ce qui leur garantit une sécurité : les gens de la favela ont interdiction de foutre la merde dans le quartier. On est donc dans la même situation qu’en Corse ! (même si Alex dit le contraire…)

Ensuite, les taxis sont super réglos et toujours prêt à rendre service ! On croise des taxis à tous les coins de rue. Ils sont reconnaissable car ils sont tous jaunes comme aux Etats-Unis. Et, comme je le disais, ils sont vraiment réglo. Par exemple, hier, une mère a donné à un taxi la somme de 400 R$ (ce qui représente la somme de 500 € environ en France) à donner à sa fille à l’autre bout de la ville. Le taxi l’a fait et a apporté les 400 R$ !

Les gens sont très serviables et heureux de vivre, souriants.

Communication dans les favelas

J’ai été étonné le premier soir où je suis arrivé d’entendre un feu d’artifice qui venait de Rocinha (la favela d’à côté). On m’a expliqué ensuite que c’était comme cela que les favelas communiquaient à l’extérieur pour indiquer l’arrivé d’une cargaison de drogue !

Mais les feux d’artifices servent aussi à indiquer que la police est rentrée dans la favela ou qu’une autre favela est venue « faire la guerre » pour prendre le business. C’est pourquoi, il n’est pas rare d’entendre un feu d’artifice suivi de quelques coups de feu ! C’est vraiment intéressant de voir des choses comme cela !

Rio : ville merveilleuse, violente et corrompue

Rio compte plus de 6 millions d’habitants intra-muros et près de 12 millions d’habitants dans sa région urbaine ! Prêt du tiers habite dans les favelas, ces bidons villes qui ont la particularité (contrairement à ceux que l’on pourrait croiser au Cap en Afrique du Sud ou à Calcutta en Inde) d’être construits en béton armé, d’avoir l’électricité et l’eau courante. Ce ne sont pas donc non plus des taudis. En revanche, il y réside une grande pauvreté et sont des systèmes de vie à part. Il faut savoir que 99,5% des gens sont d’honnêtes citoyens, trop pauvres pour vivre ailleurs mais qui vivent une vie normale. Le 0,5% sont vraiment les bandits dangereux et font tout le trafic de drogue.

En ce qui concerne le trafic de drogue, on estime que ce business représente 5 milliard US$ chaque année à Rio ! Une section de police spéciale a donc été créée il y a plus de 20 ans : le BOPE. Ce bataillon est vraiment en guerre avec les trafiquants de drogue. Il est très controversé car il semble qu’il pratique la torture, les fausses accusations et se permet de tuer des innocents. Cependant, sans celui-ci, les cartels de la drogue posséderaient toute la ville et Rio ne serait pas celle qu’on connaît.

Il réside une grande corruption dans l’administration de Rio que le nouveau Maire Edouardo Paes ( le Sarkozy local, super bling bling et tout) veut éradiquer. Il a déjà fait démissionner plusieurs personnalité de l’administration pour cause de corruption : des juges, des policiers etc…

La police est très présente à Rio (une voiture de police tous les 500 mètres environ) et ils sont assez imposant car ils sont armés jusqu’aux dents.

Population et nourriture

Je tiens tout de suite à dire que le rêve des brésiliennes qu’on connait : Gisèle Bundchen ou encore Adriana Lima sont des mythes que l’on ne croise pas à tous les coins de rue ! Les filles portent effectivement toutes des bikinis sur les plages, mais ce n’est pas toujours à leur avantage ! Cependant, il est vrai que la mixité culturelle qui réside à Rio donne des visages particuliers et certains vraiment jolis, mais rares !

En ce qui concerne la nourriture, elle est assez bonne ! Les brésiliens possèdent leurs tappas locaux qu’on appelle pasteis (prononcer pachteich) ou des plats traditionnels à base de viande vraiment bons !

Voilà pour l’instant.

Je ferai chaque semaine un bilan sur ce que j’ai vécu, ce que j’ai entendu.

N’hésitez pas à commenter !